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Pompe à chaleur · Lausanne

Chauffage à distance ou pompe à chaleur : comment on tranche à Lausanne

À Lausanne, le raccordement au chauffage à distance suppose 100 000 kWh par an et une conduite courte. Ce que ce seuil change pour une maison, et où le lire.

Puissance qu'il vous faut11 kW
Prix estimé, pose compriseCHF 33'400 – 41'700

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Le chauffage réel du secteur Bâtiments d’habitation de la commune — registre fédéral des bâtiments
  • 9107 au gaz
  • 7024 au mazout
  • 1387 à l’électricité
  • 2080 au chauffage à distance
  • 3516 à la pompe à chaleur
  • 590 au bois
  • 197 autrement chauffés

Un réseau de chauffage à distance passe dans ce secteur — mais depuis le 23 octobre 2025, la Ville demande au moins 100'000 kWh de chaleur par an pour y prétendre, soit l’équivalent d’environ 10'000 litres de mazout selon l’équivalence donnée par les Services industriels eux-mêmes. Une maison individuelle est un cran en dessous. Ici, le chauffage à distance est l’affaire des immeubles, et la pompe à chaleur celle des maisons.

Le réseau passe ici, mais une maison n’atteint pas le seuil.

Où vous joindre

Ou appelez-nous : 021 539 48 82

Estimation indicative — fourchettes suisses officielles (SuisseEnergie). Prix ferme après visite gratuite.

Vos infos vont uniquement à IMI Industrie (IMI Sàrl), Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne, CHE-316.232.256 — notre installateur partenaire, et à personne d'autre (nLPD art. 19). · reply@pompes-a-chaleur-lausanne.ch

La plupart des propriétaires lausannois posent la question dans le mauvais ordre. Ils comparent d'abord des machines, des prix et des devis, puis découvrent en cours de route que leur bâtiment n'entrera jamais dans le réseau de chauffage à distance — ou, à l'inverse, qu'il y entrerait très bien. La bonne première question est plus simple, et elle est écrite noir sur blanc dans un document municipal : votre bâtiment remplit-il les conditions pour prétendre au raccordement ? Depuis le 23 octobre 2025, la réponse ne dépend plus d'une impression ni d'un commercial. Elle dépend de deux chiffres, d'une carte publique, et d'une phrase des Services industriels que presque personne n'a lue.

Deux conditions à remplir en même temps, et la première est un volume de chaleur

Le document s'appelle « Directive sur les conditions d'éligibilité du raccordement au réseau de chauffage à distance ». Il a été approuvé par la Municipalité dans sa séance du 23 octobre 2025, avec entrée en vigueur immédiate. Il tient sur deux pages et il pose deux conditions, cumulatives, c'est-à-dire à remplir toutes les deux : un seuil minimal de consommation annuelle de 100 000 kWh d'une part, et une densité d'au moins 3 000 kWh par mètre de conduite à poser d'autre part. Le premier chiffre correspond, selon le calcul des Services industriels eux-mêmes, à une puissance de raccordement d'au moins 50 kW : ils divisent la consommation annuelle par 2 000 heures d'utilisation à pleine charge.

Ce chiffre de 100 000 kWh ne parle à personne tant qu'on ne le traduit pas. Les Services industriels le traduisent eux-mêmes, en note de bas de page de leur directive : un litre de mazout, ou un mètre cube de gaz, valent environ 10 kWh. Autrement dit, il faut brûler l'équivalent d'environ 10 000 litres de mazout par an pour atteindre le seuil. Une maison individuelle consomme un ordre de grandeur en dessous. Nous ne publions pas de consommation « type » pour une villa, parce qu'aucun document officiel n'en donne — mais l'écart entre le seuil et le besoin d'une maison n'est pas une question d'appréciation. Si le calcul dans le détail vous intéresse, nous l'avons repris ligne à ligne.

La deuxième condition tient à la distance jusqu'à la conduite

La seconde condition est moins connue et elle recale des bâtiments qui franchissent pourtant la première. La directive demande 3 000 kWh par mètre : on divise la consommation annuelle du bâtiment par la longueur de tuyau nécessaire pour relier son local technique au réseau principal. Un gros immeuble situé à cinquante mètres de la conduite passe largement. Le même immeuble à trois cents mètres de la conduite ne passe plus, à consommation identique. C'est mécanique, et c'est la raison pour laquelle deux bâtiments comparables, dans le même quartier, ne reçoivent pas la même réponse. Les Services industriels donnent d'ailleurs leur propre exemple dans la directive : 50 000 litres de mazout par an, local technique à cinquante mètres du réseau, les deux conditions sont remplies.

« L'accès au réseau ne constitue pas un droit »

Vient ensuite le point le plus contre-intuitif du dossier, et ce sont les Services industriels qui l'écrivent, au chiffre 3 de leur directive : « Même si le cadre légal peut prévoir une obligation de raccordement pour le propriétaire, l'accès au réseau de chauffage à distance ne constitue pas un droit. » La même phrase précise qu'un refus n'ouvre droit à aucune indemnisation ni compensation, et que le raccordement peut être refusé pour d'autres raisons même si les conditions techniques sont remplies. Il faut mesurer ce que cela veut dire : l'obligation de se raccorder, quand elle s'applique, et le droit d'être raccordé ne sont pas symétriques. Si le réseau ne retient pas votre bâtiment, il vous faut malgré tout une solution de chauffage — et c'est exactement là que la pompe à chaleur entre en scène.

La soupape inverse : demander quand même

La directive prévoit aussi le mouvement contraire, au chiffre 2, et personne ne le publie. Un bâtiment qui ne remplit pas les conditions peut malgré tout être raccordé, notamment s'il n'existe pas de solution alternative ou si celle-ci entraîne des coûts disproportionnés. Deux réserves : c'est au client d'apporter la preuve, et la demande motivée se fait par courriel à l'adresse de raccordement des Services industriels. Cette porte existe donc, mais elle ne s'ouvre pas toute seule et elle ne se plaide pas au téléphone. Dans les faits, elle concerne des situations très particulières, pas la villa moyenne dont le réseau passe à deux rues.

Comment savoir où se situe votre bâtiment, sans appeler personne

La Ville publie une carte que peu de propriétaires connaissent : le géoportail communal, thème Énergie. On y trouve trois couches utiles. Le tracé du réseau en service. Les extensions à venir, distinguées en extensions structurantes, fermement inscrites dans la planification, et extensions d'opportunité, qui dépendent de l'engagement des clients. Et surtout le cadastre thermique, qui indique bâtiment par bâtiment la source de chaleur préconisée par la planification énergétique de la Ville. Deux avertissements accompagnent ces couches, et ils comptent : les Services industriels précisent que les extensions sont « une prévision et non une garantie de réalisation effective des travaux aux dates et tracés annoncés », et le mot employé pour le cadastre est « préconisé ». C'est une planification, pas une décision individuelle qui vous autorise ou vous oblige. Notre mode d'emploi de cette carte montre où cliquer.

Ce que la Ville écrit elle-même sur les petits bâtiments

Il existe un argument que nous n'avons pas inventé et qui vaut mieux que tous les nôtres. Dans son préavis 2023/58, traité par le Conseil communal le 27 février 2024, la Ville de Lausanne inscrit dans sa propre doctrine une « incitation à l'investissement direct dans une pompe à chaleur pour les petits bâtiments dès que possible ». Les tableaux du même document prévoient environ 30 % de la puissance future en pompes à chaleur dans les deux quartiers pris comme vitrines du réseau. Et dans l'un d'eux, sur dix-neuf bâtiments encore chauffés au gaz ou au mazout, douze ne sont pas éligibles au réseau. Autrement dit, la Ville planifie elle-même que le chauffage à distance ira aux gros consommateurs et que le reste du parc passera à la pompe à chaleur.

Le réseau a aussi ses exigences à l'intérieur du bâtiment

Un point technique fait tomber des projets d'immeuble et il n'a rien à voir avec la consommation. Les prescriptions des Services industriels, dans leur version d'avril 2025, imposent que le poste de raccordement soit installé dans un local technique de type chaufferie, et en aucun cas dans les étages ou dans les combles. Elles demandent en plus de réserver une surface murale libre d'environ 4 m², soit deux mètres sur deux, pour une sous-station simple, et d'environ 9 m², soit trois mètres sur trois voire davantage, pour une sous-station plus complexe, avec un mètre de dégagement. Dans un petit immeuble ancien dont la chaufferie fait la taille d'un placard, c'est une contrainte réelle. Une machine posée dehors ou un module compact n'ont pas cette exigence.

Le cas particulier de Pully

Pully mérite un paragraphe à part, parce que la situation y est différente de celle du chef-lieu et qu'elle est datée. Le réseau de chaleur n'y dessert pas encore les bâtiments privés. Les deux communes ont annoncé un partenariat signé en mars 2024, et les premiers raccordements pulliérans sont annoncés pour 2028, avec à plus long terme une extension vers le bord du lac. Ces éléments viennent d'un communiqué, pas d'un texte de loi : ils indiquent une intention, pas un engagement acquis pour une adresse donnée. Concrètement, un propriétaire pulliéran dont la chaudière fatigue aujourd'hui n'a pas à attendre : la question se pose avec les solutions d'aujourd'hui, et le réseau, s'il arrive, arrivera pour ceux qui franchissent les seuils.

Et l'obligation de se raccorder, dans tout ça ?

Elle existe, et elle est cantonale : la loi vaudoise sur l'énergie, à son article 25 alinéa 2, permet d'imposer le raccordement aux bâtiments neufs et à ceux dont les installations de chauffage subissent des transformations importantes. Trois soupapes l'encadrent, écrites dans la loi elle-même : les limites de proportionnalité de l'article 6, qui exige que la mesure soit techniquement réalisable et économiquement supportable ; l'exception des bâtiments qui couvrent déjà une part prépondérante de leurs besoins avec du renouvelable ; et le principe de l'article 7, selon lequel les mesures incitatives sont préférées aux règles contraignantes. À quoi s'ajoute la directive du 23 octobre 2025 : même soumis à l'obligation, un bâtiment non éligible n'entre pas dans le réseau. Le raisonnement se fait bâtiment par bâtiment, jamais par quartier ni par rue.

Ce que ça change pour votre projet

Pour une maison, la conclusion est nette : le chauffage à distance n'est presque jamais l'option, et la question devient le choix de la machine et de son emplacement. Une installation air-eau reste la réponse la plus fréquente, une sonde forée dans le terrain celle qui règle les problèmes de bruit et de place, et l'on remplace la chaudière à gaz sans toucher aux radiateurs dans une majorité de cas. Pour un immeuble, la question reste ouverte, et elle se complique d'une autre couche : celle du décideur. Une copropriété vote en assemblée, et un immeuble de rendement touche au droit du bail comme au droit cantonal du logement. Dans les deux cas, une donnée administrative tranche vite : à Lausanne, remplacer son producteur de chaleur par un raccordement au réseau exige de joindre le préavis favorable des Services industriels au dossier communal. Sans leur accord, il n'y a pas de dossier — et cela ramène tout le monde à la question du seuil. Le reste, l'annonce à la commune et les ordres de grandeur financiers, vient après, et dans cet ordre.

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IMI Industrie
IMI Sàrl
Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne
CHE-316.232.256

Qui viendra chez vous

Les demandes déposées sur ce site partent chez IMI Industrie (IMI Sàrl), entreprise lausannoise inscrite au registre du commerce sous le n° CHE-316.232.256, dirigée par son fondateur Ibrahim Berisha.

Vingt ans de métier, et pas seulement dans la villa. IMI est d'abord une maison de tuyauterie industrielle : ses soudeurs sont certifiés EN ISO 9606 (Lloyd's Register), et l'équipe de quatorze techniciens intervient aussi bien sur des bâtiments administratifs, des écoles et des hôpitaux que sur des maisons individuelles. C'est elle qui a soudé et posé les conduites du réseau de chaleur à distance de la Ville de La Chaux-de-Fonds, secteur de la gare, avec l'opérateur Vadec.

Pour votre pompe à chaleur, ça change trois choses :

  • L'hydraulique est faite par des gens dont c'est le métier premier. Le circuit, les raccordements, l'équilibrage : ils font ça toute l'année sur des réseaux autrement plus exigeants qu'une villa. Dans une région où la saison de chauffe est parmi les plus longues du pays, c'est le réglage qui fait la facture.
  • Votre maison est à radiateurs ? Ils posent du chauffage au sol fraisé — le sol chauffant rainuré dans la chape existante, sans tout casser. C'est souvent ce qui sépare une pompe à chaleur qui consomme d'une pompe à chaleur qui tient ses promesses.
  • Si la pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse chez vous, ils vous le diront. Ils posent aussi des raccordements au chauffage à distance : ils n'ont aucune raison de vous vendre l'un plutôt que l'autre.

Entreprise vérifiable : la raison sociale, l'adresse et le numéro IDE ci-contre sont ceux du registre du commerce.

Ce que disent leurs clients

Avis publiés par des clients d'IMI Industrie, notre entreprise partenaire — ce ne sont pas des avis sur cette plateforme. Relevés le 13 août 2026 : 5,0 ★ sur 4 avis publics.

★★★★★

« L'entreprise IMI est intervenue pour le remplacement complet de mon système de chauffage. Du début à la fin, l'expérience a été irréprochable. Les délais ont été parfaitement respectés. Les travaux ont été effectués de manière très propre et organisée : aucun désordre après leur passage. »

Henri Thuau — il y a 6 mois

★★★★★

« Les travaux ont été réalisés avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme. Monsieur Berisha a su coordonner l'ensemble du chantier avec efficacité, tout en respectant les délais et en restant attentif aux détails. Le résultat final va au-delà de nos attentes. »

Mario Foffa, 1030 Bussigny — il y a 3 mois

Vos questions, réponses simples

Le chauffage à distance passe dans ma rue : puis-je m'y raccorder ?

Voir la conduite passer ne suffit pas. Depuis la directive municipale du 23 octobre 2025, un bâtiment doit remplir deux conditions en même temps pour prétendre au raccordement : consommer au moins 100 000 kWh par an, soit l'équivalent d'environ 10 000 litres de mazout selon l'équivalence donnée par les Services industriels, et présenter au moins 3 000 kWh par mètre de conduite à poser jusqu'au réseau. Un immeuble de rendement franchit souvent ces deux seuils. Une maison individuelle, presque jamais. La vérification se fait bâtiment par bâtiment sur le géoportail de la Ville, thème Énergie.

Si mon bâtiment est éligible, suis-je certain d'être raccordé ?

Non, et ce sont les Services industriels qui l'écrivent. Le chiffre 3 de leur directive prévoit qu'ils se réservent le droit de refuser un raccordement pour d'autres raisons même quand les conditions sont remplies, que ce refus n'ouvre droit à aucune indemnisation, et que « l'accès au réseau de chauffage à distance ne constitue pas un droit ». L'obligation de se raccorder qui peut peser sur un propriétaire et le droit d'être raccordé ne sont donc pas deux faces d'une même pièce. En pratique, un projet de chauffage sérieux prévoit toujours ce que l'on fait si la réponse est non.

Mon bâtiment n'est pas éligible : y a-t-il un recours ?

Il y a une démarche, plutôt qu'un recours. Le chiffre 2 de la directive permet aux Services industriels d'entrer en matière malgré tout, notamment lorsqu'il n'existe pas de solution alternative ou que celle-ci entraînerait des coûts disproportionnés. La preuve incombe au demandeur, et la demande motivée se dépose par courriel auprès du service des raccordements. Autant le dire franchement : cette voie vise des cas particuliers, pas la maison dont la conduite passe deux rues plus loin. Pour un bâtiment ordinaire, le temps est mieux investi dans l'étude d'une pompe à chaleur.

Le chauffage à distance est-il plus écologique qu'une pompe à chaleur ?

La question est mal posée, parce que les deux convergent. La Ville annonce que son réseau sera alimenté par une énergie entièrement renouvelable et de récupération dès 2035, et qu'il reliera 75 % des ménages lausannois à l'horizon 2050 — grâce, entre autres, à des pompes à chaleur de grande taille. Le réseau lausannois utilise donc la même technologie que celle qu'on installe chez un particulier, à une autre échelle. Le vrai critère de choix n'est pas la vertu, c'est l'éligibilité de votre bâtiment et le calendrier de réalisation du réseau à votre adresse.

On m'a dit que le réseau arriverait chez moi dans quelques années : j'attends ?

Prudence. La couche des extensions à venir du géoportail lausannois porte un avertissement officiel : c'est « une prévision et non une garantie de réalisation effective des travaux aux dates et tracés annoncés ». Elle distingue d'ailleurs les extensions structurantes, fermement planifiées, des extensions d'opportunité, qui dépendent de l'engagement des clients. Attendre a un coût : une chaudière en fin de vie qui lâche en janvier ne laisse pas le temps de comparer. Et même si le réseau arrive, le seuil de 100 000 kWh restera à franchir. Mieux vaut instruire les deux hypothèses en parallèle.

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